| Mesdames
et Messieurs , 
Le
Fonds GARI a clos en 2006 son onzième exercice social, depuis
le démarrage effectif de ses activités en septembre
1995.
Au cours de l’année 2006, le Fonds a mené ses
activités dans un environnement de concurrence exacerbée
et un contexte économique caractérisé par la
flambée des cours du pétrole brut et une mauvaise
pluviométrie enregistrée dans certains pays de l’Afrique
de l’Ouest.
Alors que le taux de croissance économique de l’Afrique
est estimé à 5,4 %, et celui de l’économie
mondiale à 5,1 %, la croissance en Afrique de l’Ouest
n’est que de 3,8 % en raison d’une part, de la persistance
de la fragilité de la situation socio-politique dans certains
pays et d’autre part, des mauvaises performances de l’agriculture
et du choc extérieur subi par la plupart des pays de la région
du fait des prix élevés du pétrole.
La conjonction de ces évènements n’a pas, cependant,
entamé l’ambition du GARI de se positionner comme un
acteur de référence dans la communauté des
organismes d’appui au développement du secteur privé
en Afrique de l’Ouest.
En effet, le Fonds a ouvert en 2006, deux chantiers majeurs : le
renforcement de son organisation interne et de la gouvernance d’entreprise,
et l’élaboration d’un plan marketing. L’objectif
visé à travers ces deux chantiers qui ont bénéficié
de l’appui financier de la DEG (1)
pour le premier et de PRO€INVEST (2)
pour le second, est d’insuffler un nouveau dynamisme aux activités
du GARI et d’améliorer ses prestations.
Sur le plan opérationnel, l’accent est une fois encore
mis sur la qualité des dossiers. Ainsi, les approbations
de garanties ont porté sur 18 dossiers pour un montant total
de 9,9 milliards FCFA, répartis à hauteur de 4,9 milliards
de FCFA (15 dossiers) pour les garanties d’opérations
de prêts et de 5 milliards de FCFA (3 dossiers) pour les garanties
d’opérations de levée de ressources. Ces approbations
concernent des financements d’un montant de 30,56 milliards
de FCFA affectés à des investissements s’élevant
à 61 milliards de FCFA.
Les garanties ainsi approuvées portent, au 31 décembre
2006, le montant cumulé des approbations du GARI, depuis
le lancement de ses activités, à 76 milliards de FCFA
ayant permis de mobiliser en faveur des entreprises du secteur privé
des financements d’un montant de 234 milliards de FCFA pour
des investissements s’élevant à 587 milliards
de FCFA, à travers plus d’une centaine de projets répartis
dans tous les secteurs d’activité.
Au plan financier, le Fonds GARI a procédé à
un assainissement de son portefeuille et à un renforcement
des réserves pour risques bancaires généraux.
Ces efforts qui ont conduit à la constitution d’importantes
provisions, s’inscrivent dans le cadre de l’amélioration
de la qualité du portefeuille du Fonds. Les provisions ainsi
constituées ont entraîné une perte d’un
montant de 368 millions de FCFA contre un résultat bénéficiaire
de 172 millions de FCFA en 2005.
Toutefois,
cette perte n’a pas entamé la solidité de la
situation financière du GARI dont les fonds propres ressortent
à 23 milliards de FCFA et les ressources nettes (3)
à 17. milliards de FCFA au 31 décembre 2006.
Pour
préserver la capacité d’intervention et la crédibilité
de l’institution, le Conseil d’administration, tout
en veillant à la maîtrise des risques de tous ordres
induits par les activités du GARI, est resté fidèle
à la rigueur et à la règle de prudence qui
ont toujours guidé ses décisions et ses orientations.
Le coefficient multiplicateur du Fonds est ainsi maintenu à
5 et toutes les normes prudentielles réglementaires et internes
sont strictement respectées.
En
matière de coopération avec les institutions partenaires,
le GARI a été associé par EXIMGUARANTY du Ghana,
à l’organisation d’un forum qui a réuni,
à Accra, les Etablissements de crédit en présence
du Gouverneur de la Banque Centrale du Ghana. Cette rencontre a
été l’occasion de débattre, entre autres
sujets, du financement des investissements au Ghana et la contribution
que le Fonds GARI peut y apporter. Par ailleurs, le Fonds a pris
une part active aux diverses rencontres, avec les autres institutions
de garantie opérant en Afrique de l’Ouest, dans la
perspective de la création de l’Association Professionnelles
des Institutions de Garantie d’Afrique (APIGA).
Au
titre des perspectives, le GARI ambitionne de consolider son capital
confiance et d’accroître ses performances, par une meilleure
valorisation de son savoir-faire et des synergies avec son réseau
de partenaires. Dans ce but, l’extension progressive et maîtrisée
des opérations à des pays non encore couverts de son
champ d’intervention s’inscrit au rang des priorités,
au même titre que la mise à niveau et l’adaptation
régulières des politiques et procédures du
Fonds, en s’inspirant des meilleures pratiques.
Enfin,
je voudrais adresser mes vives félicitations aux Administrateurs
pour leurs efforts de veille pour continuer à faire du Fonds
GARI un outil efficace et un instrument de choix au service la promotion
de l’investissement privé en Afrique de l’Ouest.
Je voudrais également exprimer mes chaleureux remerciements
à nos différents partenaires pour leur soutien, et
inviter les Etablissements de crédit et les Institutions
financières internationales opérant dans notre région
à s’approprier davantage cet outil afin qu’ensemble
nous relevions le défi du développement économique
de nos pays.
Madame SANOGOH
Bintou
Présidente du Conseil d’Administration
(1) Deutsche Entwicklungsgesellschaft
(2) Programme de l’Union Européenne
pour la promotion des investissements dans les pays ACP, dont la
mise en œuvre est confiée au CDE (Centre de Développement
des Entreprises).
(3) Il s’agit des fonds propres
du Fonds, déduction faite des engagements compromis, de la
provision pour risques et de la valeur nette des immobilisations
incorporelles
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